De nouvelles approches pour protéger les pilotes de chasse contre l’effet des G

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L’aviation de chasse aujourd’hui propose des appareils défiant les lois de la gravité, les vitesses et les accélérations ont connu une augmentation exponentielle depuis plusieurs décennies, reste le maillon faible qui est le pilote dont organisme n’est pas fait pour supporter les accélérations et les virages dont une machine est capable.

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et l’apparition du moteur à réaction, il ne suffit plus d’avoir l’estomac bien accroché pour piloter un avion de chasse, se sont les limites physiques du corps humain qui sont mise à l’épreuve. Lors d’un virage serré à grande vitesse, le pilote est littéralement écrasé sur son siège par une force qui peut atteindre dix fois son propre poids.

G-Raffe G-NiusltdOn parle alors de 10 G. Les effets sont ravageurs. Les organes internes se déplacent de 15 centimètres, la respiration n’est possible qu’avec un masque à air comprimé , le sang s’accumule dans les membres et surtout, à bout de souffle le pilote est incapable de parler à la radio ni de bouger.

Le cerveau est alors privé de l’oxygénation que lui apporte une circulation normale. Les conséquences peuvent rapidement être fatales. Le pilote ne voit plus qu’en noir et blanc, son champ de vision rétrécit et il finit par s’évanouir.

Ce fameux «voile noir» s’accompagne également de douleurs terribles dans les bras et dans les jambes.

Un G représente une pression équivalente à une fois le poids du pilote.

  • Sur un Mirage F1 ou un Mig 21 des années soixante, l’accélération maximale était de 7,5 G.
  •  Les avions de chasse de la dernière génération peuvent soumettre l’homme à des accélérations positives ou négatives allant de 9 à 10 G.
  • Les combinaisons traditionnelles à coussins d’air ne permettent plus d’utiliser ces machines au maximum de leurs performances.

Les G mettent à l’épreuve le corps des pilotes

Les effets de l’accélération sur le corps humain non protégé sont désastreux. Ainsi le cœur, les yeux et le système nerveux sont particulièrement affectés.On notera qu’à partir de 7 G les corps des pilotes connaissent :

  • Une augmentation du rythme cardiaque
  • Modifications de l’électrocardiogramme
  • Une atteinte insidieuse des processus mentaux : euphorie, sensation de puissance, actes désordonnés ou absurdes, troubles du jugement, perte d’attention, perte de mémoire , dépression… ceci de façon souvent totalement ignorée par le pilote !
  • Atteinte du contrôle neuro-musculaire et perte de précision des mains
  • Parfois même une perte de connaissance
  • Rétrécissement du champ visuel
  • Altération de la vision des couleurs
  • Altération de la vision du relief
  • Vasodilatation rétinienne avec risque d’hémorragies
  • Augmentation du tonus oculaire
  • Baisse de l’acuité auditive à partir de 5000 m d’abord sur les aigus


En plus de l’optimisation des capacités physiques des pilotes l’utilisation de vêtements techniques adaptés améliore aussi la qualité de l’exécution des missions.

Aussi l’ergonomie et le poids du casque sont un plus non négligeable. Surtout si on y ajoute la possibilité d’avoir directement les informations désirées sur la visière ou sur un réticule au niveau de l’oeil.

Les combinaisons Anti-G jouent un rôle très important pour les pilotes de chasse elles permettent de repousser les limites physiques du pilote dans l’exécution des G-Raffemanœuvres complexes. Aussi elles permettent aussi de diminuer les risques d’évanouissement du pilote ou de l’apparition de voiles noirs ou rouges. Un exemple existant: Les combinaisons G-Raffe de la société suisse G-nius. Permettent de préserver la vie du pilote dans le cas d’une décompression explosive à très haute altitude, en se gonflant immédiatement. En plus, cette même combinaison G-Raffe G Protection, permet au pilote sans anticipation de gagner 5 G, et donne la possibilité au pilote de continuer à communiquer même en encaissant des G allant jusqu’à plus de 9 G. Légère et traitée pour isoler le pilote de la température ambiante, elle peut-être portée toute la journée au sol comme en l’air ou pendant les phases d’alertes de longues heures sur le tarmac.

Les performances de cette combinaison sont 75% plus grandes que celle des pilotes d’Eurofighter APA.

Le fabricant de la combinaison, G-nius, s’est inspiré du mécanisme physiologique de la girafe dont le cœur doit pomper des litres de sang sur une grande hauteur de manière constante afin d’irriguer le cerveau. Cela explique le nom de sa combinaison G-Raffe. Le fabricant propose aussi une gamme adaptée aux appareils de pays de l’Est et des accessoires rendant encore plus efficace le travail de la combinaison. Comme une ligne de sous-vêtements anti-G respirant ou de chaussures compressives.

 

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