Le renseignement militaire belge en Irak et en Syrie contre l’Etat Islamique

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Lors d’une question parlementaire posée par la députée Kattrin Jadin au gouvernement, portant sur la participation de la Belgique à une opération secrète américaine en Syrie et en Irak contre l’Etat Islamique. Le ministre de la Défense Steven Vandeput, a confirmé cette participation et a apporté de nombreuses clarifications.SF belges en IrakD’abord la nature de la participation belge, qui reste cantonnée dans le domaine du renseignement, a consisté à la récolte de renseignements relatifs à toute menace envers les intérêts belges, dans le cadre légal belge.

« L’opération est menée dans le cadre de la coalition internationale pour la lutte contre le terrorisme. Une telle collaboration a été recommandée par la commission d’enquête parlementaires suite aux attentats de Bruxelles. » précise Steven Vandeput.

Ce sont deux militaires belges qui participent à cette opération conclut le ministre.

La question de la députée MR a été provoquée par l’information donnée par la VRT (radiotélévision belge en langue flamande) sur le rôle joué par l’armée belge et les services secrets dans l’opération Gallant Phoenix entre 2015 et aujourd’hui.

La question posée par la parlementaire au gouvernement marque l’intérêt permanent de la population belge et de ses représentants pour la question de « Returnees » le retour des combattants belges dans leur pays.

Pour rappel cette opération consiste en la mise en place d’une coalition militaire et sécuritaire pour l’interception et la neutralisation des cellules terroristes composées de combattants étrangers (européens ou autres) combattant en Syrie et en Irak dans les rangs de l’Organisation de l’Etat Islamique. Elle a été déclenchée sur ordre du Président américain Barak Obama, suite à la multiplication des attentats terroristes en Europe du fait de groupes ou d’individus se réclamant de l’EI.SF Belges en Irak

La Belgique entretient une présence très discrète en Syrie et en Irak depuis quelques années déjà. En plus d’une participation alternée avec l’armée de l’air néerlandaise,  avec des F16 basés en Jordanie, les forces spéciales belges ont effectuées de nombreuses missions pour entraîner les groupes kurdes des YPG, dans une perspective d’assistance dans les cas de search and rescue d’équipages belges en cas d’accidents.

La seconde raison de ce partenariat privilégié très contesté avec le YPG est l’aide en terme de renseignement sur les combattants étrangers en Syrie et en Irak.

Selon les journaux flamands Knack et De Standaard, les hommes du SGRS ont prodigué aux kurdes du YPG en Irak, de l’entrainement aux nouvelles techniques de tir de combat (NTTC) et une initiation aux soins tactiques (TCCC). Cette formation a été donnée aux instructeurs des forces du YPG pour généraliser ces techniques. Le SRGS a joué les facilitateurs entre les kurdes et une entreprise belge pour l’achat d’équipements militaires non-létaux aux YPG (Gilets pare-balles et filets de camouflage infra-rouges), un deal qui n’a finalement pas eu lieu.

SF belges en IrakSF belges en Irak

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